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SauvonsLeursVies

# Posté le lundi 22 juin 2009 14:26

Modifié le vendredi 26 juin 2009 16:03

SauvonsLeursViesSauvons Leurs Vies > L'affreux destin de QuamilleSauvonsLeursVies

SauvonsLeursViesSauvons Leurs Vies > L'affreux destin de QuamilleSauvonsLeursVies
_____C'est le 24 mars 2008 à Taissy (51), en allant voir ses chevaux en pâture comme tous les matins, que Thierry Georgeton a
_____retrouvé sa jument Quamille, sauvagement assassinée.

Sa petite jument Haflinger d'à peine 4 ans avait été abattue puis dépecée sur place, devant les yeux horrifiés de ses compagnons. Les restes de son corps gisaient devant lui : les quatre membres avaient été méticuleusement découpés, ainsi que les « filets » du dos de chaque côté de la colonne vertébrale ; ne restaient plus que la tête, l'encolure, une partie de l'abdomen, et les intestins répandus sur le sol. Le cadavre baignait misérablement dans la boue et une mare de sang s'étendait devant les yeux encore ouverts de la pauvre Quamille.

Sous le choc et totalement atterré par ce sombre spectacle, Thierry Georgeton est anéanti :

« Je suis très choqué car j'aurai en mémoire, pour le reste de ma vie, ces images de boue, de sang, de barbarie. Ses doux yeux sont encore ouverts et semblent me demander ''Pourquoi ? Moi qui était si douce, si gentille, si câline et qui travaillait depuis 6 mois à l'attelage avec ma demi-s½ur Quannelle, moi qui tirait souvent pour 2, et qui faisait tant confiance aux humains – trop confiance'' »

Quamille était une jument Haflinger issue de l'élevage du Domaine de la Voie Lactée, à Eschviller en Alsace et avec sa demi-s½ur Quannelle, elles formaient ensemble la paire d'attelage de M. Georgeton. Celui-ci ayant créé son entreprise « Les attelages de Verzenay » le 2 janvier 2008, il goûtait tout juste au bonheur de travailler avec ses deux adorables juments.

« Cet après-midi je me sens seul et Quamille me manque déjà trop. J'ai mis Quannelle à l'abri de la folie des hommes, mais pour combien de temps ? »

Devant les méthodes employées pour réaliser ce véritable carnage, la piste de tueurs expérimentés est la plus plausible. Thierry Georgeton le dit lui-même : « Ceux qui ont massacré Quamille ne sont pas des amateurs ». Ils ont apparemment utilisé une arme à feu pour abattre Quamille le long de la clôture avant de la tirer sur le chemin (la jument avait un trou sur le front mais pas de balle apparente) et elle a été découpée très proprement, apparemment avec un outil électrique. Leur crime était par ailleurs bien organisé : ils avaient découpé et rabattu le grillage comme pour se faire une porte, et avaient prévu des sacs poubelles pour transporter les morceaux. Cela ne fait aucun doute : les tueurs sont venus pour la viande (ils n'ont d'ailleurs rien volé du matériel entreposé dans le pré) et ils ont retiré plus de 150 kilos de chair de Quamille (un kilo de viande de cheval peut se revendre illégalement pour environ 10 euros).

La gendarmerie enquête sur ces ''bouchers d'une nuit'' et il ne reste plus qu'à espérer que la justice saura retrouver ces abominables assassins et les punir à la hauteur de leurs actes.

Comment se remettre d'un tel drame ?

Thierry Georgeton doit maintenant réparer les dégâts infligés aux survivants. En effet, ayant assisté au massacre de leur camarade, Quannelle, Flocon et Viking, ont été traumatisés : « D'habitude, ils viennent me voir mais là, j'ai du mal à les approcher. Ils ont peur. Leur confiance en l'homme a été balayée. Il va falloir des mois de travail pour les réapprivoiser. »

« Et il faut surtout repartir vers l'avant, recréer une nouvelle paire à l'attelage, panser les plaies de l'âme... et essayer d'apprendre à pardonner... »

A juste titre, Thierry Georgeton a tenu à faire circuler les photos insoutenables du cadavre de sa jument, afin de montrer de quelle barbarie sont capables les humains, « pour s'amuser, pour manger de la viande de cheval ou pour ce satané argent qui nous gouverne... »

Au delà du drame affectif et affligeant que représente le massacre de Quamille, certains points méritent d'être soulevés.

Tout d'abord, il ne faut pas oublier que dans les textes de lois, les animaux sont placés au même titre que de vulgaires meubles. C'est pourquoi même si les coupables sont finalement retrouvés, leur punition sera malheureusement bien moindre par rapport à la barbarie de leurs actes. Pour un grand nombre de personnes, leurs animaux font partie de la famille, mais aux yeux de la loi, il ne sont pas considérés comme tels. Une telle tragédie devrait contribuer à faire évoluer la place des animaux dans la société et surtout aux yeux des autorités.

Ensuite, puisqu'il est question ici de trafic de viande, il paraît quand même inconcevable que de la chair arrachée à un cheval domestique dans sa pâture se retrouve à la consommation ! Il est évident que le manque indéniable d'hygiène représente un réel danger pour les consommateurs, sans parler des diverses substances ou médicaments éventuellement ingérés par l'animal avant sa mort. Il est alors intéressant de rappeler que la viande d'un cheval ayant reçu peu de temps auparavant un traitement médicamenteux n'est pas consommable et son ingestion expose à d'importants problèmes de santé ! Les assassins de Quamille s'étaient-ils assurés avant de revendre ( ou « distribuer » ) sa viande potentiellement dangereuse que celle-ci était réellement consommable et sans risque de contamination ? On peut donc en conclure qu'en plus d'avoir commis sauvagement un crime, ces barbares ont également mis en danger la santé d'autres personnes !

_____Enfin, le manque de sécurité pour nos compagnons à sabots est vraiment inquiétant. Après un drame comme celui de Quamille,
_____comment pourrons-nous laisser nos chevaux profiter paisiblement de l'herbe des pâtures en ayant l'esprit tranquille ?

Vous pouvez retrouver l'article, ainsi que des photos de Quamille > Ici
> SauvonsLeursVies .

# Posté le samedi 27 juin 2009 06:59

SauvonsLeursViesSauvons Leurs Vies > Natura tuée par un chasseur (L'histoire est prise sur un site)SauvonsLeursVies

SauvonsLeursViesSauvons Leurs Vies > Natura tuée par un chasseur (L'histoire est prise sur un site)SauvonsLeursVies
Dimanche 26 octobre 2008, jour du changement d'heure, 8h15, coup de fil de Steph, la propriétaire des écuries, en pleurs entrain de courir (je l'ai entendu à son souffle) « Marion, Natura est allongée bizarrement, viens vite », jamais je n'oublierai cette phrase, à ce moment-là, elle ne savait pas encore ce que Natura avait, elle n'était qu'à l'entrée de la pâture de 3 hectares. Une pâture où ils étaient 5 chevaux. J'ai sauté de mon lit, pour venir, ma mère voyant mon état de panique, n'a pas voulu que je conduise, c'est mon beau-père qui m'a conduit jusqu'à la pâture en compagnie de mon copain qui était avec moi. J'entre dans la pâture en courant, j'ai tout de suite compris que c'était fini, ils étaient tous les 3, Stephanie, son mari et Karoline (propriétaire de 2 chevaux de l'écurie qui fut assistante vétérinaire et qui habite juste à côté de l'écurie) debout à côté de Natura, j'ai jamais couru aussi vite de ma vie, ils ont essayé de me retenir, un peu, ils m'ont dit que c'était fini et que je devais essayer de me calmer mais Stephanie était dans le même état que moi. Je me suis effondrée à côté de la tête de Natura, j'ai hurlé, mon copain essayait de me retenir aussi, de me calmer, car j'avais du mal à respirer, je lui caressais la tête, je n'arrivais pas à me dire que c'était fini. J'ai pas compris tout de suite ce qui c'était passé, la veille elle était en parfaite santé et j'avais passé mon samedi avec elle.

Au bout de 5-10 min, après avoir repris ma respiration, j'ai regardé tout son corps et j'ai vu le trou dans son abdomen. J'étais folle de rage, je me suis levée d'un coup, je suis allée retrouvé mon beau-père, Stephanie, son mari et Karoline, et je leur ai dit que j'allais porter plainte immédiatement.

Mon beau-père m'a dit de rentrer chez moi le temps qu'il aille à la gendarmerie, il m'a dit que j'étais pas en état et qu'il repasserait me chercher ensuite.

Il est repassé me prendre, je m'étais un peu calmée sous une douche. Il m'a dit que je ne pouvais pas porter plainte tant que le rapport de la vétérinaire n'était pas fait. Que les gendarmes étaient dans un sens plutôt rassurés car ils avaient envoyé une patrouille sur place après que des passants les aient appelés signalant qu'il y avait 3 voitures (les nôtres) et qu'ils avaient entendu une femme hurler.

En arrivant à la pâture, il y avait 5 gendarmes, toujours Stephanie, son mari et Karoline, ainsi que le président de la propriété de chasse à côté et un autre chasseur. Je suis arrivée, ils regardaient tous leur chaussures avec admiration, les gendarmes m'ont demandé si j'avais des ennemis, ils m'ont dit qu'à priori c'était une balle de fusil de chasse, pour tuer le sanglier, une brenekke calibre 12 qui a tué ma jument. Stephanie leur a expliqué qu'au moment où elle est arrivée c'était le dernier souffle de Natura, qu'ils ne comprenaient pas ce qui lui était arrivé et qu'ils ont dû retourner ma jument pour voir le trou de la balle dans son abdomen. Les chasseurs ont dit qu'ils n'ont vu personne et qu'ils sont venus quand ils ont vu les gendarmes venir, ils ont confirmé que c'était bien un fusil de chasse qui l'avait abattue.

Les gendarmes ont cherché la douille, mais ils ne l'ont jamais retrouvée, j'ai demandé à faire une autopsie car je voulais cette balle, seulement ils m'ont prévenu seulement après l'autopsie (car je ne connais rien du tout aux armes) que la seule partie de la balle qui les intéresse c'était la douille. La balle qu'on a retrouvé dans le corps de Natura n'est pas identifiable, il y avait juste la marque et le numéro de calibre... des balles en vente facilement dans des magasins de sport. Ils m'ont dit que celui qui l'a tuée était dit « braconnier » car il l'a abattue avant l'ouverture de la chasse.

Le soir même j'ai fait appel au journal Le Parisien, qui m'ont contacté tout de suite, je vis dans l'Oise, près de Chantilly, capitale princière du cheval, je devais en parler, je voulais toucher les gens et surtout que le coupable se sente mal.

Le soir même ils m'ont contacté et il y avait un article dès le lendemain matin. Ils sont venus, le lundi aussi pour l'autopsie de la vétérinaire. J'y étais aussi mais je n'ai pas regardé. La vétérinaire qui a fait l'autopsie m'a dit que ma jument avait sûrement mis 2 heures à mourir. Essayer d'accepter ça, moi je ne peux pas. L'idée m'insupporte. Dès le rapport de décès et la balle en main, je suis allée porter plainte à la gendarmerie.

Le Parisien a écrit 4 articles sur Natura et Oise Hebdo en a fait 2. J'ai été touchée par le travail des journalistes du Parisien qui ont appelé les gendarmes et la société de chasse pour les titiller et les remuer.

Quand il n'y a pas de coupable, c'est aux victimes de payer et les assurances ne veulent pas rembourser non plus vu qu'ils n'ont personne contre qui se retourner. Sur le principe, je n'acceptais pas qu'on paye les factures de celui qui a détruit ma jument. L'écurie a tout pris en charge car ils ne supportaient pas l'idée que je paye les conneries de celui qui a abattu Natura.

A l'heure actuelle, j'ai appris par une amie du gendarme s'occupant du dossier, que de toute façon Natura n'était qu'un animal et que les recherches s'arrêtaient. Cette amie, l'a remis à sa place lui expliquant que je n'avais pas perdu un jouet mais que j'avais perdu ma moitié.

La Fondation Brigitte Bardot m'a appelé, ils se portent partie civile si un jour nous retrouvons le coupable. J'avais prévenu 30 Millions d'Amis et la SPA mais je n'ai jamais eu de réponses.

J'ai envoyé mon arrêt de travail pour dépression à la gendarmerie ainsi que les factures, je ne veux pas qu'ils nous oublient.

Trois mois plus tard, je ne m'en remets toujours pas. Tous les jours je pense à elle, tous les jours je revois l'image de la fois où je l'ai retrouvé morte.

Je ne comprends toujours pas et j'ai une haine vraiment puissante. Je retourne souvent à l'écurie, Stephanie et moi nous avions besoin de se serrer les coudes.

On avait toujours eu des bons rapports avec les chasseurs, on a toujours été polis envers eux, la pâture est à 300 mètres de l'écurie mais Steph y passe deux fois par jour. Maintenant je ne leur dis plus bonjour, je suis désagréable au possible et je parle toujours de la mort de Natura devant eux. Même s'ils ne sont pas tous coupables, je ne supporte plus de les voir, eux et leur fusils.

J'ai eu Natura pour mes 18 ans, après 13 ans d'équitation, toute ma famille s'est réunie pour me l'offrir, c'était une double ponette, ONC, de 4 ans, elle était très caractérielle mais c'était un amour, il suffisait de la connaître pour le savoir. Elle m'a tout appris en 3 ans de vie ensemble.

Elle est restée environ 8 mois chez moi, l'hiver arrivé j'ai dû la mettre à un endroit où j'avais une carrière ou un manège car avec le gel ça glissait trop et c'était trop dangereux. Elle fut au pair quand je n'avais pas de salaire, elle était montée le mercredi et samedi en club, je payais les frais en faisant des petits boulots à côté. Je me suis inscrite en BTS en alternance, ayant un salaire à ce moment-là, je lui ai offert une pension au pré dans une écurie de propriétaires, je ne supportais plus de la voir montée par n'importe qui n'importe comment.

L'article et les photos de Natura > Ici
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# Posté le samedi 27 juin 2009 14:11

Modifié le mardi 21 juillet 2009 07:14

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# Posté le dimanche 28 juin 2009 14:44

Modifié le dimanche 28 juin 2009 14:55

SauvonsLeursViesSauvons Leurs Vies > Un camion de chevaux intercepté lors d'un contrôle .SauvonsLeursVies

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Un camion de chevaux intercepté lors d'un contrôle en Haute Marne.


Le 16 juin, à Semoutiers, lors d'un contrôle avec la gendarmerie, le chargé d'enquêtes de One Voice a repéré un camion sur une aire d'autoroute. Il transportait 27 chevaux de l'Espagne vers la Belgique.
À l'ouverture des portes du camion, les gendarmes et notre enquêteur ont découvert des chevaux et des poulains entassés, certains gravement blessés, tous dans un état de malnutrition et de déshydratation très avancé.

Ni eau, ni nourriture

L'autopsie aussitôt pratiquée a révélé que la jument n'avait été ni nourrie ni abreuvée depuis plus de 48H. Les animaux survivants ont été emmenés sur une aire de repos où ils ont reçu des soins d'urgence et une nourriture appropriée à leur état de maigreur. Un maréchal ferrant est également intervenu. D'après le vétérinaire, certains animaux pourraient encore mourir des mauvais traitements qu'ils ont subi.

Transport illégal

Le chauffeur du camion était accompagné d'un homme qui ne conduisait pas, et avait deux disques de transport. Tous deux ont été placés en garde à vue. Une plainte a été déposée par One Voice pour actes de cruauté envers animaux.

Sauvetage

One Voice a proposé d'accueillir les animaux et de prendre en charge tous leurs soins. L'association tient à remercier la gendarmerie pour sa mobilisation dans cette affaire.

Il faut que cela cesse il n'ont rien demander . Un cheval qui souffre ne pleure mais il subit .

# Posté le lundi 29 juin 2009 08:08